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Tout savoir sur la transpiration excessive (hyperhidrose)
La régulation thermique: un contrôle nécessaire et utileLa régulation thermique: un contrôle nécessaire et utileNotre organisme va produire de la chaleur lors de l’assimilation des nutriments que nous allons lui apporter. Cette chaleur peut être évacuée de plusieurs manières; soit par radiation, l’énergie thermique étant portée par le rayonnement infrarouge, soit par transpiration l’énergie thermique étant portée par des molécules d’eau. Le rayonnement infrarouge étant retenu généralement par les vêtements, le mode de dissipation thermique le plus efficace est généralement la transpiration. La production de sueur d’origine thermique est déclenchée par des stimuli nerveux en provenance de l’hypothalamus situé dans le cerveau. La hausse de la température corporelle déclenche une réaction hypothalamique qui déclenche l’activation des glandes sudoripares et la sécrétion de sueur. La production de sueur d’origine émotionnelle est déclenchée par des stimuli nerveux d’origine corticale. Le contôle de la température est essentiel à la survie de nos cellules et à leur bon fonctionnement. La température optimale de fonctionnement est de 37,2° et les systèmes de thermorégulation oeuvrent en permanence pour que la température de l’organisme soit la plus proche de cette valeur. Par ailleurs la transpiration participe à l’élimination d’ un certain nombre de déchets métaboliques pour un part significative (30%). La sueur est un liquide aqueux, incolore et acide qui renferme à 99 % du chlorure de sodium, de l'ammoniaque, de l'acide lactique, de l'urée, de l'acide urocanique et des acides aminés. Enfin, la transpiration possède un rôle mécanique et permet à notre peau d’avoir une certaine adhérence grâce au film hydrolipidique qui la recouvre. Faites un test !Laissez pendre vos doigts...Résultat ? En cas de transpiration excessive, une goutte de sueur se formera à l’extrémité de votre doigt.
Mécanisme de la transpirationLa sudation résulte de l’activité de 3 millions de glandes sudoripares réparties à la surface de notre épiderme. Ces glandes sont reliées d’une part à des vaisseaux sanguins et d’autre part à des terminaisons nerveuses.Il existe deux types de glandes sudoripares : les glandes eccrines et les glandes apocrines. Les glandes eccrines sont activées par des fibres sympathiques post-ganglionnaires qui se comportent plutôt comme des fibres parasympathiques ou cholinergiques. On les retrouve essentiellement au niveau de la paume des mains et de la plante des pieds, des aisselles, du front et de la poitrine. Elles éliminent une sueur composée à 99% d'eau et de 1% de sels minéraux, pratiquement inodore. Les glandes apocrines, moins nombreuses, dépendent de la stimulation des fibres nerveuses sympathiques (activées par des stimuli émotionnels dont le médiateur chimique est l’adrénaline. Ces glandes se situent dans les régions peu aérées comme les aisselles, les replis ano-génitaux, le nombril, etc. Ces conditions sont idéales pour permettre l’activité de certains microbes qui décomposent la sueur apocrine (d’aspect visqueux et laiteux), laquelle contient des graisses, de l’ammoniaque et des acides gras. La sueur apocrine est d’une odeur désagréable. Définition de l'hyperhidroseL’hyperhidrose est un trouble désignant une transpiration excessive et inappropriée aux besoins physiologiques. L'hypersudation touche environ 1 % de la population. Elle peut ne concerner que certaines parties du corps ou la totalité de la surface. Causes de l'hyperhidroseL’hyperhidrose serait la conséquence d’un excès de stimulation du système nerveux sympathique. On distingue par leurs origines deux types d’hyperhidrose, primaire et secondaire.L’hyperhidrose primaire est plutôt liée au stress et aux émotions. Elle est liée à des facteurs héréditaires touchant le système nerveux végétatif. Elle peut être amplifiée par l’obésité qui réduit généralement les transferts thermiques. L’hyperhidrose secondaire est la traduction: * d’une pathologie organique indépendante (diabète, hypoglycémie, hyperthyroïdie et autres désordres endocriniens, insuffisance cardiaque, tuberculose, tumeurs, etc…) , * d’évênements particuliers : ménopause, grossesse, fièvre, déséquilibre hormonal, intoxication alcoolique ou toxicomaniaque (et pendant le sevrage de celles-ci), effort violent, * de la prise de certains médicaments (anti-inflammatoires, aspirine, progestatifs, hormones thyroïdiennes, antidépresseurs, etc...) .... et de certains mets épicés. Conseils d'hygiènePour avoir une hygiène corporelle "irréprochable" , il est conseillé de prendre chaque jour au moins une douche tiède associée à l'emploi d'un savon doux permettant de se débarrasser de la sueur et d'inhiber la prolifération des bactéries. La douche comprend toujours un lavage des pieds suivi d’un séchage soigneux. Vous pouvez ensuite les vaporiser au moyen d'un spray anti-transpirant ou les couvrir de talc.L’utilisation de savons acides peut parfois favoriser la prolifération de certains champignons notamment au niveau des pieds. Il est donc conseillé de neutraliser l’acidité de ces savons à l’aide de solutions anti-acides (alcalines) ou d’utiliser des savons alcalins. Utilisez de préférence des vêtements en fibres naturelles hydrophiles (coton, lin, laine, etc.) : leur texture est plus aérée et permet l' élimination de la vapeur d’eau. En revanche, évitez les tissus synthétiques hydrophobes qui collent à la peau, empêchent l’élimination de la vapeur d’eau et favorisent la transpiration ainsi que les odeurs désagréables. Il vaut mieux choisir des vêtements amples quand on souffre de transpiration. Changez fréquemment de vêtements, surtout ceux en contact direct avec la peau. Prenez pour vos pieds des chaussures aérées, en cuir de préférence. Donnez leur le temps de sécher en ayant plusieurs paires que vous pourrez changer régulièrement. Choisissez des chaussettes en coton, laine ou autres fibres naturelles et changez-les souvent. Evitez les matières synthétiques et celles qui compriment les pieds. Pensez aux semelles aux propriétés absorbantes ou antifongiques. Il est important de compenser la perte en eau et en sel en buvant de manière appropriée ... de l’eau minérale ou de l’eau et quelques aliments salés. Traitements classiques contre la transpiration ou ses effetsEn ce qui concerne les traitements, le premier geste généralement est celui du déodorant qui masque ou plutôt mélange son odeur à celui de la sueur. Les déodorants n’empêchent pas la transpiration. Ils sont inéfficaces dans le cas d'hypersudation.Il faut penser alors aux anti-transpirants ou antiperspirants. A base de chlorure d'aluminium, ils empêchent l'émission de sueur en resserrant le canal sudoral, ce qui ne bloque pas complètement la transpiration mais la réduit de 30 à 60 %. En outre, ils ont une action antimicrobienne. Il faut les appliquer 2 à 3 fois par semaine. Ils possèdent l’inconvénient d’irriter la peau ce qui provoque généralement l’arrêt du traitement. Autre méthode spécialement adaptée au traitement de la transpiration des mains et des pieds, l'ionophorèse donne d'assez bons résultats. Elle consiste à plonger les pieds et les mains à traiter dans un bassin d'eau chaude traversé par un courant électrique créé par deux électrodes. L'ionophorèse va boucher les pores et empêcher l'évacuation de la sueur. Le traitement comporte généralement 20 séances d'une vingtaine de minutes chacune, à raison d'une séance par semaine. Cette méthode est assortie de contre-indications. A l'heure actuelle, aucun médicament ne permet de supprimer DEFINITIVEMENT l'hypersudation . Toutefois, lorsque les causes relèvent du stress, certains antidépresseurs, bêtabloquants (ils freinent le système sympathique) ou anxiolytiques peuvent réduire la transpiration. Ils nécessitent un suivi médical.
La toxine botulique agit en détruisant les transmissions cholinergiques du système nerveux sympathique. Ces transmissions sont rétablies en 4 à 6 mois. L’injection de toxine est particulièrement efficace pour la transpiration des aisselles, de la paume des mains et de la plante des pieds. La méthode a quelques contre-indications (grossesse, prise d’antibiotiques, d’anti-coagulants, d’anti-inflammatoires, maladies neuromusculaires, ... etc). Une séance de traitement est requise tous les 4 à 6 mois. Traitement des aisselles par la toxine botuliqueOn détermine dans un premier temps l'étendue de la zone de transpiration à l'aide du Test de Minor. On disperse ensuite à égale distance une cinquantaine de points d'injections.Sous les aisselles, aucune anesthésie n'est nécessaire. L'effet de la toxine dure 4 à 6 mois et soulage 95% des patients. Traitement des mains par la toxine botuliqueDeuxième zone du corps où la transpiration est vécue comme un handicap, les mains peuvent faire l'objet d'un traitement particulier.Les doses injectées sont un peu plus élevées que celles sous les aisselles, la zone étant plus étendue. Compte-tenu des douleurs à l'injection, il est préférable de faire ce traitement en clinique sous couverture anesthésique légère mais efficace (dérivé du type morphine). La toxine utilisée est celle qui est injectable uniquement en clinique ou en milieu hospitalier car elle est beaucoup plus puissante que celle utilisée pour le traitement des rides. Traitement des pieds par la toxine botuliqueTroisième zone du corps où la transpiration est vécue comme un handicap, la plante des pieds peuvent faire l'objet d'un traitement particulier.Les doses injectées sont un peu plus élevées que celles sous les aisselles, la zone étant plus étendue. Compte-tenu des douleurs à l'injection, il est indispensable de faire ce traitement en clinique sous couverture anesthésique légère mais efficace (dérivé du type morphine). Le traitement de plusieurs zones à la fois est tout à fait possible. Il est préférable d'utiliser la toxine qui est injectable uniquement en clinique ou en milieu hospitalier car elle est beaucoup plus puissante que celle utilisée pour le traitement des rides. Traitement d'autres zones par la toxine botuliqueChaque partie du corps peut faire l'objet d'un traitement spécifique (front, nuque). Les principes doivent en être fixés par accord entre le patient et le praticien.Retour au Top Traitement chirurgical de l'hyperhidrose Si l'hyperhidrose résiste à tout même à la toxine botulique (ce qui est devenu très rare) et s'avère réellement handicapante, le traitement chirurgical est possible pour la transpiration excessive des aisselles: le plus utilisé est la sympathectomie thoracique endoscopique, qui aboutit à la destruction spécifique du ganglion sympathique qui contrôle la transpiration. Tarifs 2004Traitement standard de l'hyperhidrose:1) Traitement de l'hyperhidrose axillaire: 500 euros Traitement de l'hyperhidrose sous anesthésie renforcée en clinique: 4) Traitement de l'hyperhidrose palmaire: 1000 euros |
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